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« Oser vivre ses rêves »

Un rêve, c’est quelque chose qui est propre à chacun, qui se prépare physiquement et mentalement. Mais il faut aussi une bonne dose de folie douce. Nuance parfois très fine, le rêve est différent du caprice.

L’association Les Voiles de l’ISTC a permis à plus de 80 personnes d’assister à la conférence de Thibaut Derville, ex-participant à La Route du Rhum de 2006.

Thibaut Derville a expliqué que la passion de la voile et des régates lui était venue naturellement, surtout parce que son père avait un dériveur sûr avec lequel il allait flotter sur les étangs. Il en a fait du chemin entre les étangs et la route du Rhum !

Mais au fait, c’est quoi la Route du Rhum ?

La Route du Rhum est une course en solitaire, partant de Saint-Malo pour rejoindre Point-à-pitre en Guadeloupe. La première édition s’est tenue en 1978.


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Alors comment Thibaut Derville, nordiste, a-t-il fait pour prendre le départ ?

Le skipper, sponsorisé à la fois par La Redoute et Les 3 suisses, a décidé de tout faire lui-même. Après avoir réuni cinq bons amis, de bonnes idées et d’autres sponsors tels que La Poste ou La Chambre de Commerce de Lille (mais ça, apparemment, il ne faut pas trop l’ébruiter), il a enfin récolté la somme nécessaire pour participer. Le budget, bateau et participation compris, était d’environ 500 000€.

Après avoir préparé pendant des mois le bateau d’un ami, Thibaut a dit « La prochaine fois c’est moi » Simple pari ou défi personnel ? Un peu les deux il faut dire. Après trois années de préparation physique et de travail acharné, l’heure du départ sonne presque.

À 47 ans, c’est sa première course en solitaire, sur un Cap VAD. Le cap VAD est un voilier de la classe 40’, assez révolutionnaire, il mesure jusqu’à 12 mètres de long. « C’est mon meilleur ami du moment », dévoile Thibaut à propos de son bateau. Parti pour passer de longs jours en solitaire avec son bateau, il vaudrait mieux en effet, car le temps peut se faire long.

Le jour du départ, il y a 74 bateaux au large de St-Malo, dont celui de Thibaut Derville. Il est bien connu qu’on dort peu pendant une régate, et c’est peut-être l’une des plus grandes difficultés. La première nuit s’est résumée à 40 minutes de sommeil, mais aussi à une presque-chute à l’eau qui aurait pu mal tourner. Le skipper le dit lui même, il ne sait pas trop comment il est remonté à bord et pense que son « ange-gardien » l’a aidé. Après des journées remplies d’adrénaline, de péripéties, de fatigue, de bonnes ou mauvaises surprises et de casses mécaniques, il aperçoit au loin la Guadeloupe. « Elle est belle, elle est méritée » se félicitera-t-il.

En effet, c’est bien vrai. Le temps de faire un brin de toilette et de mettre un tee-shirt propre : la ligne d’arrivée défile.

Thibaut Derville conclut sa régate en 23 jours, 11 heures et 25 secondes. Courbaturé, fatigué et pourtant heureux, il finit 14ème.

C’est un excellent résultat, surtout si l’on considère que le skipper a passé 23 jours et 7 heures sans matériel météo à cause d’une casse au départ, ce qui, qu’on se le dise, n’est pas très pratique.

Même si ce budget de 500 000€ pouvait être un frein à la réalisation de ce rêve, Thibaut Derville a su trouver des alternatives, car, selon lui, le plus gros obstacle à ce projet était le physique et la fatigue. Il était très difficile de rester « clairvoyant et éveillé » quand il dormait environ 2h30 par 24h.

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Alors quels sont les éléments clés du succès de Thibaut Derville lors de cette transat ?

Forcément, la bonne équipe, comme il le dit, mais aussi un peu de chance, comme dans tout sport mécanique. Une course en solitaire n’est jamais simple, il faut savoir toucher à tout : la mécanique, la météo et … la cuisine.

Pour résumer, les 4 ingrédients pour réaliser son rêve, selon Thibaut sont :

- De la préparation

- Une bonne équipe

- Un ange gardien

- Et surtout un rêve !

Merci à l’équipe des Voiles (Coralie Tricart, Justine Tostain, Anaïs Honoré & Céline Blervacque) pour cette rencontre animée et originale.

Fouinement vôtre,

Jade Stefanini

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Ces mots qui saignent !!!

Chers lecteurs, chers étudiants, chers professeurs…

Aujourd’hui, mercredi 7 janvier 2015, 12 personnes sont décédées et 4 sont plus ou moins entre la vie et la mort. Des journalistes sont MORTS. Oui c’est une rédaction qui a été décimée, dans le 11ème arrondissement de Paris.

C’est un symbole crucial en France qui a été visé: la liberté d’expression. Charlie Hebdo à feu, à sang. Il n’y aura aucun mot assez fort pour rendre compte de ce massacre.

N’oubliez jamais, votre pensée vous appartient, vos opinions vous appartiennent, vos convictions valent toutes les convictions, vos croyances, vos mots tout cela ne doit jamais être obstrué par quoi que ce soit. Le langage, l’écriture, l’art, le corps, les mots… laissez libre cours à vos mots.

Pour rappel, vous avez le droit de réagir aux articles, de les commenter, de les critiquer ou des les approuver.

Indignée, révoltée, triste, 

mais fouinement vôtre.

Audrey

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« Le Maroc contemporain » à l’Institut du Monde Arabe

Fantasmer, organiser, détruire et combiner, incarner ou encore tisser le fil de la vie, que peuvent recouvrir ces termes ?

Une exposition ! Jusqu’au 25 janvier, l’Institut du Monde Arabe (IMA) de Paris dévoile « Le Maroc contemporain » ou le point de vue de plus de 80 artistes sur leur société, des années 60 à nos jours. Les messages, forts, sont véhiculés par un travail minutieux de l’image et des matériaux.

La femme et la condition féminine sont l’objet de nombreuses de ces œuvres.

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Hommage à Courbet (L’origine du monde)

Une série d’œuvres sont exposées sous l’intitulé « Images ambigües ». Chaque élément, chaque couleur, a une charge symbolique. Les interprétations sont multiples et laissées libres par leurs créateurs.

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Mohamed Tabal

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Younès El Kharraz

      Les représentations y sont parfois mystérieuses, telle cette calligraphie de Mohamed Melehi « Avez-vous jamais vu la couleur des ténèbres à la lumière d’une flamme ? » et taduisent une certaine violence.

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Cette violence est exacerbée par le travail de matériaux inattendus.

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Max Boufathal

Par exemple, la présence de cet animal façonné par Max Boufathal dérange un peu. Son corps à l’allure métallique n’est pas d’or, il s’agit de couvertures de survie et dans le fond, c’est peut être cela qui interpelle et qui agresse. Mais il ne mord pas.

Cette exposition réserve bien des surprises et l’art contemporain, ici, vous élèvera au moins aussi haut qu’un certain sex toy place Vendôme ;)

Fouinement vôtre,

Tics&Tics

 Pour plus d’informations: http://www.imarabe.org/exposition-ima-13685

Festivités « à La Française »

Le 2 décembre dernier les étudiants ERASMUS de l’ISTC et de la Catho ont été conviés à un événement organisé par Millésime ISTC en partenariat avec le BDI ATLAS au Manhattan Café. La Française !

Béret, saucisson, baguette de pain ? Bien mieux que cela. Cette soirée a été l’occasion d’initier les étudiants lillois et internationaux à la gastronomie française. Et la découverte ne s’est pas arrêtée là : « nous avons pris différents plats avec du vin », nous explique Javier, étudiant ERASMUS à l’ISTC. En effet, l’art de la dégustation passe aussi par le choix de l’accompagnement et cela ne s’improvise pas.

La soirée s’est déroulée dans la convivialité. « C’était très bien organisé, l’ambiance était très ouverte et accueillante », souligne Steffi, elle aussi étudiante ERASMUS à l’ISTC. Les organisateurs « étaient très attentifs à nous, ils nous parlaient souvent !», assure Javier.
« Le jeu avec les photos était aussi très drôle » s’amuse Steffi. Il a en effet permis aux étudiants ERASMUS de se faire peut être un peu mieux connaître.

Des plats fins, du bon vin, des organisateurs attentifs et des animations le tout dans une convivialité omniprésente. What else ?

Fouinement vôtre,

Tics&Tics

Pour revivre quelques-uns de ces instants de partage… À vos sourires!

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Remise des diplômes de la Promo 21: Un grand cru !

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Vendredi soir avait lieu la remise des diplômes des étudiants de la promotion 21, arrivés à l’ISTC pour la plupart en licence 1, en 2009. Un grand jour qui marque la fin de leur vie en tant qu’étudiant et le début d’une autre, toute aussi passionnante dans le milieu du travail.

La soirée a débuté sur une rétrospective de leurs 5 années à l’ISTC, qui a bien fait rire nos diplômés. Des photos des séjours à l’international, ou des soirées, des vidéos du ski, des chants, des poèmes… Moments parfois compromettants mais touchants, cette promotion est la définition même de la bonne ambiance.

Madame Malvache, arrivée en tant que directrice quand les Comic’s Trip ont repris le BDE, a tenu un discours élogieux mais aussi rempli de bons souhaits pour ses élèves. La promotion 21, nombre qui traduit le succès, le triomphe mais aussi l’épanouissement dans la numérologie est, comme Mme Malvache l’a si bien dit, un grand cru : la meilleur moyenne de M2 depuis sa création !

De quoi rendre fière leur marraine de promotion, Valerie Doussinault, DG de l’agence Nikita.

Comme chaque année, il y a eu aussi des remises de prix :

Le prix du Major de Promotion a été attribué à Rémi Audureau, arrivé en Master 2 !

Le prix du stage a été remis à Juliette Vanpoulle, pour son parcours chez IPRA France mais aussi pour l’ensemble de ses stages.

Le prix de l’International a été décerné aux 6 étudiants étant partis aux Philippines en césure. Ce prix, amplement mérité, leur a été remis pour toutes les actions qu’ils ont menées après le passage du typhon Haiyan. Félicitations donc à Emma Corroyer, Sophie Descamps, Solène Villers, Guillaume Brayel, Lucas Jeanne & Pierre Lambert !

Le prix du mémoire, était non pas destiné à une seule personne cette année mais à deux personnes pour leur travail sur l’ethnocentrisme et la rhétorique : Emma Corroyer & Julianne Prévost.

Le prix du parcours exemplaire à l’ISTC, qui récompense l’excellence et l’exemplarité d’un parcours à l’ISTC a été remis à Clara Choteau.

Par la suite, les étudiants ont été appelé un à un à mettre le pompom de leur toque vers la gauche : signe de la remise du diplôme. Après qu’ils aient tous jeté leur toque en l’air, tous les invités et les diplômés se sont dirigés vers le cocktail !

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Cocktail, qui a pris une tournure quelque peu… dansante : les membres de l’ISTC, les familles, les proches des diplômés, et les diplômés eux-mêmes ont ouvert la piste de danse, sur les sons entrainants du saxophoniste ! (Madame Malvache, si vous lisez cet article, sachez que nous espérons sa présence lors de notre remise de diplômes, en … Décembre 2017 ! signé la Promo 24)

Les ex-ISTCiens sont ensuite allés au Berkeley puis à la Relève, fêter « à l’ancienne » comme certains diraient, leur tout nouveau diplôme !

Alors encore félicitations à toutes et à tous,

Et n’attendez pas « Mille ans » pour revenir nous voir à l’ISTC !

Bonne continuation à vous tous !

 

Diaporama des photos de la soirée :

 

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La tablette numérique, nouvel outil d’apprentissage ?

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Qui a dit que la France était vieille école? Le 6 novembre dernier, François Hollande revenait sur le plan d’e-éducation, le quel prévoit que les élèves de 5ème soient équipés de tablettes et formés au numérique dès… septembre 2016. La tablette a cependant déjà fait son appariation dans le système éducatif au près des plus petits. L’école tend elle à se virtualiser ?

Un plus

En 2013, Alicia Vantourourt, directrice de l’école Le Petit Prince à Etampes (91) a expérimenté l’usage de la tablette tactile avec ses élèves de petite section. Cet « outil » a été utilisé avec précaution et dans un cadre pédagogique défini. « On utilise les tablettes de deux manières : en tant qu’outil d’atelier ou en tant qu’objet d’enseignement », explique l’enseignante. Prenez par exemple le travail du trait. Les élèves sont répartis en plusieurs groupes de 5 à 7, chacun travaillant le trait sur un support différent: le feutre, la peinture, la pâte à modeler et la tablette ! Le support numérique ne se substitue donc pas aux autres activités, il est « un plus ».

Le travail du langage

Comme objet d’enseignement la tablette se révèle être un excellent moyen de développer l’interactivité entre les élèves. Et par interactivité il ne faut pas comprendre interaction virtuelle. « Elle permet d’enregistrer, de mettre les élèves en situation, de faire des petits films sur les quels les voix des élèves sont enregistrées », s’enthousiasme Alicia Vantourourt. Autrement dit, la tablette est utilisée pour le travail du langage, un axe pédagogique majeur en maternelle. Les petits princes d’Etampes ont pu mettre un projet de photo-animation en place et ainsi, donner forme à des personnages. « Cela permettait l’identification des élèves par rapport aux autres et à eux mêmes». Le travail en groupe ne s’arrête pas là, « je les faisais beaucoup travailler en groupe de deux, cela les obligeait à apprendre à s’entendre et à vivre ensemble ». Enfin, la tablette offre des images de qualité. L’initiation à l’étude de l’image, telle que l’apprentissage des couleurs et des formes, est ainsi rendue possible.

Si la tablette est l’outil, « le plus », qui permet d’élargir les projets pédagogiques d’éveil et d’apprentissage de vie en société, elle ne remplace pas les activités manuelles. Celles-ci restent essentielles à la construction de l’espace et au repérage spatio-temporel de l’enfant. Inutile donc de « tout miser dessus, tout est dans la consigne, et dans la pédagogie ».

Fouinement vôtre,

Audrey